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Octobre 2018 – Dans ma pratique de superviseure, Si j’étais…

 

Elisabeth Georges

Portrait chinois d’Elisabeth Georges à l’occasion de son accréditation PSF, de superviseure ! Félicitations !

Dans ma pratique de superviseure,

Si j’étais un arbre, je serais un magnolia grandiflora. C’est un arbre robuste, à croissance lente mais sûre. Chaque magnolia grandiflora possède une forme naturelle particulière qui lui donne son style propre. Ses branches sont facilement accessibles pour y grimper, se reposer, s’y abriter, méditer ou prendre de la hauteur.  Arbre à feuillage abondant et persistant, il renouvelle ses feuilles. Sa floraison est très généreuse. Ses grandes fleurs blanches, douces et parfumées, sont butinées par les abeilles.

Si j’étais un art martial, je serais l’aikido. C’est un art martial non violent qui se pratique en sécurité dans un cadre bien défini, avec des règles et des rituels permettant d’évacuer le stress, d’être ouvert et présent, à soi et à l’autre. Des pratiquants de tous niveaux travaillent ensemble leurs techniques et leurs gestes, dans une progression à leur rythme, sans compétition, grâce à leur interaction créative et énergisante. Chaque mouvement peut se faire dans une forme « omote », c’est-à-dire visible, ostensible, ou dans une forme « ura », c’est-à-dire cachée, enveloppée.  C’est la voie vers un développement harmonieux, la confiance en soi, l’autonomie, la maitrise de soi et une meilleure agilité dans les situations difficiles.

Si j’étais une danse, je serais le tango. Dans le tango, tous les sens sont mobilisés pour le plaisir de la co-création en harmonie avec la musique, parfois gaie, parfois nostalgique. Le respect des règles conditionne l’aisance des danseurs et leur respect mutuel. Il permet une douce intimité entre le tanguero et la tanguera, unis le temps d’une tanda (3 ou 4 danses qui s’enchaînent). Le leader guide son ou sa partenaire, qui le suit activement, mais sans anticiper, en apportant ses ornementations, son style. Sa manière d’interpréter le guidage et d’y répondre inspire au leader de nouveaux pas. Chacun met ainsi en valeur les qualités de l’autre en progressant sur la ligne de danse et en improvisant ensemble.

SI j’étais un prix Nobel, je serais Irène-Joliot Curie. Comme elle, j’ai été excellente élève. La montagne et la mer ont toujours été des lieux de joie et de ressourcement dont je ne me tiens jamais éloignée très longtemps. J’ai été pionnière à certains moments de ma vie professionnelle. J’ai parfois montré la voie à d’autres femmes, en quête du périlleux équilibre entre vie de femme et engagement professionnel dans un univers masculin.  J’ai croisé sur mon chemin le monde de l’atome, et m’y suis impliquée, dans un souci de servir au mieux l’intérêt général. J’aime apprendre et transmettre. J’ai un profil de chercheuse, d’exploratrice, à l’affût d’idées et de possibilités nouvelles, à partager et faire fructifier avec mes pairs. C’est le sens que je donne aujourd’hui à mon engagement au sein de la communauté PSF, et à mon accréditation.

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