Le futur de la supervision des coachs

Nouvelles terres de conquête pour les formations à la supervision des coachs, nouvelles perspectives sur les compétences de superviseur…. Ca bouge dans la supervision, explique Michel Moral, superviseur accrédité EMCC !

Nouvelles terres de conquête pour les formations à la supervision des coachs, nouvelles perspectives sur les compétences de superviseur…. Ca bouge dans la supervision, explique Michel Moral, superviseur accrédité EMCC.

La mise en place d’un jeu de Go mondial

Le continent Nord-Américain et l’Asie sont d’abord devenus terres de conquête : les formations de superviseur s’y multiplient, en majorité importées d’Europe. Pour l’instant seulement… car j’en connais qui piaffent là-bas !

ANSE ECVisionEt puis les associations « de l’Ouest » (EMCC, ICF, AOCS) ont commencé à travailler avec celle « de l’Est » (ANSE, Association of National organisations for supervision en Europe) qui elle-même développe des liens en Asie.

La parution, en mars 2015, des 24 compétences d’ECVision ( ANSE + Eurocadres)- travail sponsorisé par l’Union Européenne, a ouvert de nouvelles perspectives en introduisant plus de système et d’organisation dans le référentiel.

Les pierres d’un vaste jeu de Go mondial se mettent en place.

Les qualités du superviseur à la loupe

En Europe, deux conceptions coexistent :

  • Première conception: Les compétences et les techniques du coaching sont suffisantes pour faire de la supervision de coachs. Les différences avec le coaching sont alors la finalité de l’exercice et la posture du superviseur dans une relation où tout le savoir est partagé. Pour les uns, la supervision est bien un autre métier. Pour les autres, c’est seulement un changement d’état d’esprit.
  • Deuxième conception. Coaching et supervision sont deux activités bien distinctes qui requièrent des compétences et des techniques spécifiques. Pour les associations qui suivent cette ligne, la différence avec le coaching est nette. Seule une partie du savoir est partagée.

Dans les deux cas, se pose la question des qualités du superviseur : savoir être, savoir-faire, savoir-faire-réussir, autorité, responsabilité, savoir, aptitudes, comportements. La question du professionnalisme se pose.

L’interrogation autour de « art, science ou les deux ? » vient ensuite, suivie de celles de la formation et de l’accréditation, même pour l’art qui s’enseigne aussi.

Pour y répondre, les Fédérations de coachs et/ou de superviseurs ont chacune publié leur position et, pour certaines, des offres d’accréditation.

Sans conteste, la deuxième conception bénéficie d’une meilleure dynamique et pourrait l’emporter à terme. Quoique…

Les Fédérations en avance sur le marché

Au final, les discussions entre « thought leaders » au niveau international se résument ainsi : le travail des Fédérations reste en avance sur les besoins du marché.

Le futur de la supervision dépend in fine d’un seul facteur fortement prévalent : l’attention portée par les organisations à la supervision et à son impact, positif ou négatif sur le coaching.

Les recherches sur cet impact n’avancent que lentement… Moins vite que celles sur l’impact de la « culture Coaching » sur la performance des entreprises.

Michel Moral

Master coach & Superviseur accrédité EMCC

Auteur avec Florence Lamy de « les outils de la supervision », InterEditions.

Laisser un commentaire